NOUVELLE ENQUETE DANS L'INTERET DU SOUTIEN A L'HERBORISTERIE:

 

 

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Attention, cela prend un peu de temps, si vous le faites sérieusement!!!

 

 

La Cueilleuse glaneuse:

CUEILLIR:
 
Il n'est pas anodin de pratiquer la cueillette de plantes sauvages. En effet, le cueilleur a la grande responsabilité de préserver la ressource. Il identifie les stations disponibles, et évalue leur vulnérabilité. En fonction de l'état du milieu, la cueillette sera effective ou pas.
La manière de cueillir est également très importante parce que c'est de ce geste que dépend les générations futures et la pérennité d'un site.
 
Les influences du cycle lunaire (cosmiques) jouent également un grand rôle dans la qualité des essences que la plante offre et leur conservation.
 
L'identification des végétaux est essentielle pour garantir le choix de l'essence prélevée et par conséquent les qualités bénéfiques de son usage.

Pour l'instant, je pratique un séchage passif, dans une ancienne grange à foin. Les plantes sont parcourues par l'air qui circule et sont à l'abri de la lumière. J'ai également fabriqué un petit séchoir solaire, qui permet d'être plus efficace pour un séchage rapide sur des plantes sensibles (menthe, mélisses) ou longues au séchage (souci).
CULTIVER:
 
Je cueille principalement les plantes dans le milieu sauvage. Cependant, j'ai la chance de pouvoir cultiver des petites parcelles de plantes aromatiques et médicinales. Le jardin se trouve à 800 mètres d'altitude environ. A cette altitude, nous trouvons une végétation méditérannéenne d'altitude avec à noter la présence de nombreux oliviers. Ce sont les plus hauts des alpes maritimes. Le moulin du village lorsqu'il était en activité (espérons qu'il le soit de nouveau un jour), pouvait moudre la farine mais également broyer les olives pour produire de l'huile locale.

Le terrain est très pentu et il est nécessaire de régulièrement monter des murs en pierre sèches (pélite, schiste rouge) pour créer des restanques et des petits espaces stabilisés. Aussi, je favorise le remblai végétal pour élargir des zones à planter.

Ici, comme dans le principe de l'agro-écologie, je cultive la terre dans le sens de faire naître de l'humus. Ainsi, la nourrir et favoriser l'écosystème naturel, de microorganismes, insectes, bactéries et végétaux qui permettent l'évolution vivante du milieu. J'ai un grand respect pour ce dont est capable la nature, et j'aime observer, ce qu'elle propose. Comment les plantes prennent place naturellement, et ainsi, en ces lieux, je les favorise. Je ne leur donne pas spécifiquement de l'engrais, mais je leur laisse leur propre ressource, sans les démunir. Si je décide de mettre en évidence un plan, en coupant les herbes alentours, je redonne la matière taillée à la terre, en la laissant au sol et conservant un paillage qui évoluera vers une matière transformée et riche.

Je plante certaines espèces qui sont rares dans le milieu naturel, ou des plantes dont je souhaite prélever le système racinaire. Je fais en sorte de réunir, les plantes que l'on trouve tout autours pour: comme dans l'arche de Noé, avoir un individu de chaque à préserver.

Le lieu est magnifique grâce à l’énergie que son gardien (habitant du village) lui a consacré. Des haies colorées plantées en faveur des oiseaux, des associations harmonieuses d'arbres fruitiers, un ensemble de coins et recoins avec des cultures vivrières.

GLANER:

C'est le fait de ramasser ça et là.
Je suis glaneuse parce que c'est bien meilleur un fruit mûr
qui s'offre de lui-même.
Je récupère au sol les fruits maturent et je grappille également des fruits qui pendent et dont j'ai appris qu'ils ne seront pas récoltés.
Le glanage est mentionné dans le code civil à l'article 520 et dans le code pénal à l'article R26, ainsi que dans l'ancien édit du 2 novembre 1554 (abrogé en 1994). Le glanage est possible durant la journée, sans outils, après que la période de récoltes normales ait été effectuée.

Dans tous les cas, il est mieux de demander autorisation et d'entrer en lien avec le gérant ou propriétaire. De cette façon, cela crée un lien et un échange. Parfois cela arrange le récoltant. Parfois, il s'y refuse. Et certains arrêtés communaux peuvent interdire le glanage dans un territoire donné.

Concrètement, je glane les pommes-poires-châtaignes-agrumes et je grappille du raisin-olives-citrons-oranges. Le fait de récupérer ce qui aurait pu être perdu permet de partager parce qu'il y en toujours beaucoup. Cependant, cela demande davantage de temps et de patience et je dirais même de passion.

"Comme on voit le glaneur
De ce qui va tombant après le moissonneur."
                                                                  Les antiquités de Rome. 
Joachim Du Bellay


Surtout, j'insiste sur le fait de respecter le lieu de glanage et les plants de grappillage en ayant un geste qui n’abîme pas et qui met davantage d'ordre.